mercredi 2 avril 2008

Ma tante préférée

Ma Tante Reina est, après ma mère, la femme la plus importante dans ma vie. C'est la petite soeur de mon père. Elle avait 4 frères et une grande soeur. Elle est né le même jour que mon grand-père Alfred mais pas la même année! Elle est arrivé 18 mois après mon père qui lui pesait 10 lbs à la naissance. Toute petite à 7lbs, elle a failli commencer sa vie dans les toilettes! Elle est la seule qui a fait des études, elle était maitresse d'école. Elle faisait partie des Jeunesses Étudiantes Catholiques. Elle a eu une médaille papale du mérite.

Petite je l'appelai Ina, elle était la Nana de mon père, la blonde de mon Oncle André, la chum de ma mère, la marraine de mon frère, la mama de mon cousin Martin et surtout une Mamie pour Ludovic et Flavie.

Toute petite, avant que l'école commence, je passais mes journée avec Ina et Maman. Quand elle a appris à conduire, c'est Maman qui la faisait pratiquer. Moi entre les deux sièges lui donnait des directions. "Tention Ina! Tourne Ina! Stop Ina!" Quand mon frère est né, c'est chez elle que je suis resté. Elle était enceinte de mon cousin et il est né 3 mois après mon frère. Elle m'avait fait un petit lit de poupée avec une boîte de chaussure tapissée, matelas, oreiller, draps et couvertures. Elle adorait les poupées. Chaque fois qu'elle m'en donnait une, elle s'en achetait une pour elle. J'ai tout plein de souvenir avec Tante Reina, Maman, mon frère et mon cousin.

J'adore ma mère mais c'est une boule d'émotion. Ma tante Reina était la plus rationnelle des deux et pouvait me donner de précieux conseils. Quand j'ai commencé l'université, ma Tante Reina et Oncle André étaient les seules qui avaient fait des études post-secondaire. Ils me comprenaient et m'ont donné certains de leurs livres. Ils étaient mes invités à ma collations des grades avec mes parents.

Il y a un peu plus d'un an ma Tante Reina est morte d'un cancer du sein. Ce fût très rapide, un an après le diagnostique, elle était partie. Le jour de la cérémonie funèbre, l'église était pleine à craquer d'ancien élèves, de collègues, de la famille au complet. Cette journée-là, j'ai aussi compris qu'elle était la ma tante préférée de toutes mes cousines. Chacune avaient des histoires d'attention et de cadeaux préférés. Je penses souvent à elle et elle me manque.

mardi 29 janvier 2008

Déesse du foyer

Je ne suis pas une déesse du foyer. Je déteste faire du ménage. J' haïe plus particulièrement passer l'aspirateur, laver les planchers, laver les vitres et nettoyer la salle de bain. Je ne trouve aucune satisfaction à faire du ménage. Par contre, laver le linge, laver la vaisselle et faire à manger ne me dérange point.

Plusieurs des mes amis aiment cela. Ils me disent que faire du ménage est thérapeutique, on se sent mieux après. Mais je n'ai jamais eu un sentiment zen avant, pendant ou après. Ne veuillez pas croire que je n'en fait jamais et que je vis dans une soue à cochon . Non non non. Je maintiens la propreté de mon nid quotidiennement. Je serre les dents et je pense à l'Angleterre!

Je revendique le droit d'haïr cela. Je ne ferais jamais une petite reine/déesse du foyer pour mon bonheur et le malheur des autres. Bon voilà je l'ai dit. J'assume

dimanche 16 décembre 2007

Neige

J'aime les tempêtes de neige. Et depuis quelques semaines, je suis bien servi. Lors de la première vrai tempête, je suis sorti à 6h du matin pour écouter le silence de la ville ensevelie, tout est neuf et propre. La vie s'arrête ou tout au moins ralentit. L'hiver est là. La grisaille de novembre disparait. La luminosité de décembre est là. La ville respire tout doucement.

En ce lundi matin de première tempête, les écoles ont fermé. Je me rappelle encore quand c'était mon cas. La vie était belle. Une journée de congé imprévue à jouer dans la neige. À faire des forts de neige, des batailles de boules de neiges, des anges, à glisser et défaire les bancs de neige de Papa.

Parce que il faut se rendre à l'évidence, une tempête de neige s'est aussi le pelletage, les embouteillages et les retards des autobus. Tous les inconvénients de la vie moderne. Mais avouez à la fin de la journée, vous sentez comme si vous aviez conquis l'Everest. La vie à continuer malgré les intempéries. Rien ne vous a arrêté!

Vive la neige! Vive l'hiver!

vendredi 2 novembre 2007

Fan ou passionnée?

J'adore la bande dessinée depuis toujours. Je me souviens quand dans le journal du samedi, il y avait un encart de comics. C'était en bonne partie des traduction des comics américains. Le samedi c'est la bataille pour savoir qui pouvait les avoir en premier. Papa était de la bataille avec mon frère et moi. Maman tranchait, comme toujours.

À l'époque, j'avais hâte de savoir lire toute seule, pour mieux me plonger dans mes BD. Dès ma première année scolaire, je me suis abonnée toute seule à la bibliothèque municipale. C'est là et avec l'aide d'un voisin que j'ai découvert Tintin et Astérix. Comme une bonne partie de la francophonie, ils furent mon introduction à la BD. Ensuite je n'avais plus assez de temps pour lire toutes les BD de la bibliothèque. Étant l'ainée, j'ai lu à mon frère nos premiers Tintins. Nos plus beaux souvenirs d'été sont ceux passés assis dans la cour avec un pile de BD entre nous deux, à lire et à commenter nos lectures. Encore aujourd'hui nous partageons cette passion. Et il est le seul à qui je prête mes BD dédicacées.

Depuis près de huit ans, je suis impliqué dans le Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau. Avant cela, j'aidais au volet BD du salon du livre de l'Outaouais. Cette implication m'a permis de vivre des moments incroyable avec ces artistes de la bande dessinée. De réaliser que Mézières était morts de trouilles devant une foule, de me perdre platoniquement dans les yeux noirs de Tito, de voir Dany dessiné des touts nus pour des pépères pervers et de rencontrer le dessinateur de Spirou de mon enfance, Jean-Claude Fournier, en prenant plusieurs verres de vin.

Toutes ces rencontres et bien d'autres m'ont permis de d'approfondir ma connaissance de la BD. Au fils des années ma passion c'est transformé en érudition. J'ai donné des conférences sur la BD. J'ai suggéré des achats de BD à ma bibliothèque municipale. Souvent j'ai prodigué des conseils aux mamans dans leurs achats BD pour leur progéniture.

Il y a quelques années une collègue voulant bien faire, organisa une "blind date" avec un copain de son mari. Il était lui aussi un fan de BD. J'accepte comme toujours les efforts des âmes charitables qui veulent mon bonheur. La rencontre à lieu dans un petit café sympathique. De prime abord, le mec est correct pas le coup de foudre mais une possibilité. Après quelques bouchés de gâteau, je découvre qu'il aime la bd japonaise. Je connais un peu mais pas trop. Je suis surtout européenne dans ma passion. Je pose des questions. Quelques bouchées de plus, je réalise qu'il aime la bd japonaise pour adulte seulement. Ok correct. J'ai lu et acheté quelque Manara. Je peux comprendre. Mais là, il commence à me décrire les figurines qu'il fait venir du Japon. Ses yeux sont troubles, sa voix tremble et il a chaud. Merde. Il me reste 3 bouchées. Il m'invite à venir voir sa collection comme on invitait à l'époque à voir des estampes japonaises. Je décline poliment mais fermement et me presse de finir mon gâteau. Salutation d'usage et je me sauve. Le lendemain à ma collègue, sans donner trop détail, je lui dit que nous n'étions pas passionné de la même façon de la BD...

Cette rencontre m'a fait réaliser qu'il y avait une différence entre fan et passionnée. En français fan vient de fanatique. Un fan peut perdre toute mesure et raison devant son obsession. Un passionné est très inclusif dans sa passion. Une fan peut devenir groupie pas une passionnée. Depuis, je dis que je suis une PASSIONNÉE de la BD.