lundi 25 juin 2012

Changement et déménagement

Je déménage!

Après 14 ans.  Dans cette appartement j'aurais tout vécu.  Ma dépression profonde, un feu, des peines d'amour et d'amitié, des thérapies, des poursuites, une faillite, du harcèlements, une renaissance et maintenant ma guérison.










Il y a eu aussi plus d'une cinquantaine de souper, cocktail, et de party entre ses murs. Il en eu des plus mémorables que d'autres.  Une dizaine amis de l'extérieur y furent accueilli chaleureusement pour quelques jours.   C'est ici que j'ai initié mes amis et ma famille à l'art du martini,  à élaborer et perfectionner mes talents culinaires.






Il y eu aussi 4-5 tentatives à retourner travailler, à redevenir humaine. À me sortir de la noirceur.

Maintenant que j'y suis presque, je suis contente de partir. Malgré le fait qu'on m'a forcé la main, c'était le coup de pied que j'avais besoin pour continuer à aller de l'avant.

J'aménage le 1er août dans un appartement plus petit, à la mesure de mes moyens.  Un appartement qui m'offre un page blanche pour de nouveau souvenir.  Dans le même quartier et plus proches des mes racines. Entre temps je passerai le mois de juillet à faire du couch surfing chez quelqu'une des amies.


Au plaisirs de vous voir dans mon nouvel appartement en août 2012

jeudi 23 février 2012

On fait quoi?

Quand nos parents ont été toutes notre vie des personnes exceptionnelles et maintenant ils sont moins que des larves?

Quand toute notre vie ils était là pour nous sans question et que maintenant ils nous traitent de  "d'estie de chienne", "de voleuse", "de mangeuse de marde"

Que quand on les voient, ils puent.  On doit leur dire de se laver

Quand ils ont malgré leur début difficile ont tout fait pour que notre vie soit plus facile et que maintenant ils nous causent les pires tourments de notre vie.

Quans ces personnes qui nous ont donnés vies sont des étrangers dans leurs déchéances.

Ont fait quoi?

dimanche 6 mars 2011

Une visite chez le docteur

Parfois une simple visite chez le médecin peut se transformer en quelques choses d'extraordinaire.

Se promener avec mon Papa Policier n'est pas toujours de tout repos. Bien des gens le connaissent, le reconnaissent, le saluent et même l'évitent. Des regards enragés lui sont aussi adressés. Comme il nous l'a expliqué à mainte reprise, à cause de son métier, il entre dans la vie des gens à un point culminant. Ce moment peut être tragique, triste, heureux ou mal chanceux. Il ne faut donc pas trop de se formaliser de l'attitude des gens.

Il y a quelques semaines, j'accompagnais mon père à une visite chez le médecin. Dans la salle d'attente, une dame assise devant nous jetait des regards à tuer. Elle était habillé tout en noire et elle avait un visage ravagé par la vie. Je n'en tiens pas compte comme d'habitude. Finalement la visite chez le médecin se termine. De retour dans la voiture, mon père me demand
e si j'avais remarquer la dame devant nous. Eh bien oui. Et mon père me dit en s'esclaffant: " Je l'ai déjà arrêté pour prostitution. Et elle refusait de nommer son Pimp, un des seul noirs en ville."

Et de cette rencontre fortuite, nous nous sommes remémorés certaines de ses histoires les plus juteuses à l'escouade de la moralité durant les années soixante-dix.

La fois où il s'était cacher dans un garde-robe de motel avec son
partner Madère, il avait lâcher un pet, une vraie tuasse. La prostituée croyant que c'était son client, se mets à l'insulter et le frapper. Mon père et Madère, ne pouvant plus retenir leur souffle et de rire, sortent en trombe du garde-robe pour les arrêter. Ils riaient encore en les écrouant.

À cette époque pour prouver la sollicitation, on devait prendre en flagrant délit la prostituée et son client. Ce qui fait que mon père connaissait tous les garde-robes des motels miteux en ville. Il connaissait aussi tous les portiers de bar et les réceptionnistes/gérants de ces motels miteux.

Tout jeune on avait un jeu particulier avec mon père. Quand l'on se promenaient en voiture dans le centre-ville de Hull ou d'Ottawa, on spottait les prostituées, les fleurs de trottoir. C'était à celui qui les voyait en premier. Avec le temps on avait ajouté un degré de difficulté supplémentaire: si c'était une vrai ou pas. Mon père nous avait appris à reconnaître les travesties des femmes. Encore aujourd'hui on ne peut s'empêcher de les spotter...



PS: Savez-vous d'où vient cette expression fleur de trottoir? À une certaine époque les prostituées se tatouaient une rose à la cheville. Cela faisait des fleurs de trottoir


dimanche 7 novembre 2010

Blessings in the Dark

For the last ten years of my life, I have been blessed with depression. Let me be clear, at the lowsest of the low nothing seems like a blessing. The dark and in a fetal position in bed are what sustains you. You live looking for your next breath and the energy to brush your teeth. If everything going your way, that day, a shower and hot meal are paradise, nirvana. And tomorrow comes and you start again. But in your bed, your island of peace, you have alot of time to think when anxiety doesn't take over. You can decide what is what. Who is whom in your life.

You want to gloss over your failures, laps in jugement and failled opportunities. But they still get at the forefront of your brain. Getting better means stop obessing over the little slight, insult or bullying that happen in your life. You have to rebuilt yourself, inside out. No time for anyone's drama but your own. For once in your life you get to be selfish and just be.

When you come out of the dark, a new energy is in you. You just want to be authentic. When you accept the crazy chemistry of your brain, you are almost cured.

So for me my blessings in the dark were:
  • I get to just be smelly, crazy and obess without explanation;
  • I get to be original, overly cheerful and dancing for no reason;
  • My passions are what defines me like the love of my familly;
  • My familly is all of those you cared when I was less than what I should be and they still loved me;
  • Depression isn't more complicated than diabet, chemistry in different part of the brain that doesn't work.
After that decade, I just get to be. No explanation necessary