mardi 24 juin 2014

La St-Jean

Hier, j ‘ai eu le privilège de célébrer la St-Jean Baptiste, la fête nationale du Québec mais aussi la fête des francophones de l’Amérique du Nord, en famille. Je n’y connaissais presque personne sauf mes amis qui m’avait invité, Isabelle et Raphaël avec leurs enfants.

Quand je dis en famille, c’était une fête de cour avec des gens de 7 semaines à 77 ans.  Nous étions tous ensemble à fêter tranquillement mais surement la St-Jean.  Des conversations à bâtons rompus en imbibant quelques boissons alcoolisées, des enfants qui couraient partout en riant mangeant tous pleins de cochonneries et d’autres affichant des costumes patriotiques extravagants.  Parfois des pleurs et des grincement de dents mais pas de drame, des coups soleils et des piqures de moustiques. La vie quoi.  Le bonheur de se retrouver ensemble pour célébrer, rire et de se réjouir d’être juste.

D’être juste québécois, sans trompettes ni tambours, mais avec fierté. En famille quoi !


PS: Pour que cette soirée soit encore plus que parfaite, il manquait juste le feu de joie à minuit ;)

jeudi 29 mai 2014

Défi pour la prochaine année

Mon ami Daniel m'a mise au défi d'écrire un texte par mois pour la prochaine année.  Après mûre réflexion sous les petites papillote d'aluminium, Daniel c'est aussi mon coiffeur, je vais tenter de relever le défi.

Donc je vais tenter d'écrire 10 à 12 textes durant la prochaine année.  On se revoit en juin!

PS: J'ai maintenant des mèches violettes avec des reflets fuchsia, photo à venir

mardi 20 mai 2014

L'officiel "coming out" d'une femme qui aime sans condition

Bon après quelque mois à tergiverser, je mord et j'avoue. Je suis de cette race particulière qui aime beaucoup et sans condition. Je suis à voile et à vapeur. Approchant la cinquantaine, j'assume. J'aime les garçons et les filles.  Dans la communauté, on ne sait pas trop quoi faire de moi. Pour beaucoup, je suis une lesbienne qui ne peut s'assumer.

Absolument pas mon cas.  Ma vie serait tellement plus facile si j'étais seulement une chose. Mais cela n'est pas ma vie. J'ai consulté, tenté mais mais ma vérité est plus diverse.

Cette semaine, après une conversation assez intense avec ma ma maman, qui souffre d'Alzheimer, le dernier obstacle est tombé.  Plusieurs d'entre vous connaissent déjà ceci.  Mais pour le reste d'entre vous, me voici devant vous sans défense...  Soyez généreux et aimant

jeudi 30 mai 2013

Le bouton à 4 trous

Je me guéris, j'assume, je pardonne, j'abandonne, je comprend.  Voilà quelqu'uns des verbes que j'ai conjugué au cours des derniers mois.

Autant les culbutes et excuses que j'ai fait et donné, je ne peut pas dire que j'ai inventé le boutons à 4 trous.....


Je voudrais bien que toute personne dans ma vie de près ou de loin puissent voir l'évolution et le changement pour lequel j'ai travaillé très fort.  Mais pour eux je ne suis que cette personne imparfaite qu'ils ont vu...

Je suis le diable incarné.

Une raison pour m'effacer de leur vie!

Je suis pour eux une obligation, la chose la plus blessante de ma vie. Un fardeau. Une personne de trop. Une personne juste trop...

Je comprend que je suis à fleur de peau, une bombe nucléaire. Mais dans le meilleur des temps, j'étais cette personne, il y a plus de 30 ans. Un peu plus en contrôle quand la vie allait bien.  Et quand le contrôle n'était pas là, je me retirais dans mes appartements.  La dernière année ce que nous avons vécu était l'enfer et même plus. Et je n'avais aucun contrôle. Ni vous d'ailleurs. Nous avons vu le pire de nous même sans artifice sans flafla.

Et, avec vous j'ai perdu mes parents, ma famille, mes amis, mes amours. J'ai l'impression que pour vous ce n'était que vos géniteurs.  Des personnes qui ont comptés pendant un moment dans votre vie. Remplacé par un conjoint et des enfants. Pour moi, ils étaient des amis, une partie intégrante de ma vie.  La dichotomie de nos visions de ce qu'ils étaient ne pourra jamais se réconcilier. Mais la violence que nous avons vécu, était la même.

Une vérité: J'ai une maladie mentale, la dépression chronique avec un syndrome anxieux, comme on est asperger ou bi-polaire.  Vérifier.  On m'a demandé récemment la différence avec la bi-polarité:  Moi je n'ai jamais HIGH. J'ai essayé de vous épargner sans succès.  Je me soigne pas avec de l'alcool comme Jean-Louis et Jeannette mais avec thérapie, psychiatre et médicaments avec contrôle sanguins réguliers. Je fais de mon mieux. Plus que ça, pas d'explication. Je dis ceci sans nié vos maladies, vos fardeaux, votre vérité.  Je vous comprend, j'ai de l'empathie pour vous mais vous avez-vous fait le même exercice pour moi? Pas sûre. Pas toujours. Vous êtes fatigués, épuisés de moi, de la vie avec moi.  Moi aussi. 

Tristement pour vous je suis une Francine ou une Juliette. J'essaie d'être une Liliane qui blesse pas, ne juge pas et qui aime sans condition mais on dirait que le message ne passe pas. 

Malgré le fait que je n'ai infligé rien d'autre que mes émotions et cela parfois sans filtre. Je suis triste et blessée.  Quand vous me l'avez demander j'étais au barricade avec vous et pour vous. Sans question, sans condition. Mais vous? Des fois, mais dernièrement non

Et même avec plus de 30 ans d'histoire communes, en montrant patte blanche, rien...Vous ne me laissez même pas montrez ma patte blanche...

Je vous demande quoi? une 2e chance, me pardonner , je ne sais plus.

J'ai l'impression que je ne fasse quoique se soit, c'est toujours trop ou pas pas assez. Je veux pas que vous réglez mes problèmes,  je suis capable d'assumer, peut-être pas aussi vite que vous le vouliez mais j'assume et je les règles. Je veux juste que vous soyez dans ma vie pour toujours.

Et comme moi vous n'avez pas inventé le bouton à 4 trous....