dimanche 2 septembre 2007

La guerre des boutons

J'ai hérité d'un énorme bocal de boutons. Des boutons que ma mère et sa mère ont accumulé, collectionné et nettoyé aux cours des années. Il y en a de toutes les couleurs et toutes les grosseurs. Ils sont en plastique, en bois ou en métal.

Certains de ces boutons viennent d'une époque où l'on recyclait systématiquement. Les boutons d'un veston tout effiloché du papa se retrouvait sur la robe de la petite dernière. À une époque où rien ne se perdait, chaque bout de tissus et boutons pouvaient servir à quelques choses un jour. Ces boutons sont magnifiques et portent toute une histoire en eux.

Toute petite ce bocal de boutons a fait parti d'une multitude de mes jeux. Tantôt mes boutons étaient de la monnaie pour jouer au magasin. D'autres fois ils devenaient des écus d'or qu'un pauvre pirate unijambiste et borgne avait perdu dans ma cour. Ou bien ils étaient la rançon demandée pour libérer ma poupée d'un sort pire que la mort... vivre avec mon petit frère. Ils pouvaient devenir les écus romains qu'on avait trouvé durant nos fouilles archéologiques. d'autres fois on s'amusait simplement à les jumeler et les séparer par couleurs. On les jetait par terre pour voir jusqu'où on les retrouverait. On pouvait ramasser des boutons pendant des jours!

J'ai hérité de ce bocal de ma mère. Elle me l'a donné parce que ironiquement, elle ne coud jamais de boutons. Tous jeunes, mon frérot et moi, avons appris à coudre nos boutons. Quand je dis jeune, je dis vers 4 ou 5 ans. C'est une des premières choses que ma mère nous a appris pour que l'on deviennent des adultes indépendants. Et encore aujourd'hui ma mère me demande de lui coudre ses boutons...

2 commentaires:

Valérie a dit...

Moi aussi j'ai héritéde la boîte de bouton! Je l'adore en fait.Je pourrais les regarder pndant des heures. Il y en a même en nacre!

LiliM a dit...

Dans la mienne, il y a même en onyx en plus d'en avoir en nacre!